Ce blog existe depuis avril 2010, début approximatif du projet global.
Notre volonté était d'apporter, par des articles, photos et des vidéos, le descriptif le plus précis du chantier et son déroulement.
A gauche vous trouverez, tous les articles déposés chronologiquement depuis cette date.
Il y a également un classement par nom de libellé.

Bienvenu à vous visiteurs de ce blog et merci encore à tous nos amis et famille qui nous suivent par ce biais de façon régulière.

mercredi 20 octobre 2010

Murs en paille




Bonjour à tous.
Je suis condamnée à rester au chaud depuis 3 jours (crève carabinée) et j'en profite donc pour vous parler un peu de l'avancée du chantier et surtout de poster quelques photos.... pendant ce temps là y'en a qui bosse !!!

Les murs de la maison sont finis ; on est en train de fignoler le rebouchage et on devrait commencer la barbotine et enduit d'ici peu.


On a loué un vieux pétrin à pain pour préparer l'enduit d'avance ainsi qu'un groupe électrogène (380V). On a eu de la chance en cette période de pénurie d'essence ; on a remplie quelques bidons !!
La recette de notre enduit : 6 seaux de barbotine + 3 seaux de sable + 4 de paille hachée à la tondeuse + 1 casserole de ferment (ensilage bio)... et on mélange.



Pour la barbotine, Thierry "Monsieur Terre", joue du malaxeur dans la baignoire, tamise, remplie des brouettes de terre... Bravo costaud !!

Images et vidéos:

LE REBOUCHAGE




Le malaxage et le tamisage de la barbotine

mardi 5 octobre 2010

Pose des bottes de paille




Et oui malgré le temps de m..., nous avons posé les bottes de paille.
Les bottes, de petite taille (30 cm d'épaisseur, 47 cm de largeur), ont été dimensionnées en 3 longueur lors du bottelage machine : 70-80-90 cm de long.
Du coup, nous avons évité le fastidieux travail de "rallongage" de bottes. Nous les avons uniquement diminuées selon les dimensions de l'ossature.


La technique de l'isolation paille que nous avons choisi consiste à "enfiler" la botte entre 2 montants de bois (ossature porteuse de la maison) : technique C.S.T (cellule sous tension).
L'ossature a été pensée en fonction des bottes à venir (espace entre chaque montant de 60 à 90 cm).

Une fois les premières bottes posées sur toute une longueur de mur
-on les tasse au pied (on monte dessus, c'est plus rapide ou alors on se sert d'un crique de voiture))
-on fait une saignée dans les bottes le long du montant, (avec une scie et un marteau à la méthode Fatima ou alors à la tronçonneuse à la méthode des garçons)
-et on y insère profondément un liteau de bois (taille 4cm/2cm).
Par cette action, la rangée globale de botte de paille est serrée, compressée vers le bas. On répète l'opération à chaque rangée de botte. C'est de là que tient le nom de cette technique.

Photo explicative :


Nous avons choisi de mettre du bardage à l'extérieur ; ce qui explique que nous ne posons coté intérieur qu'un seul serre-botte par rangée.
Dans le cas d'enduit terre à l'extérieur et à l'intérieur, les bottes sont placées au milieu du montant de l'ossature et sont mises sous tension par 2 serre-botte de chaque côté . Dans notre cas, nous avons placé les bottes un peu en retrait vers l'intérieur. Ceci afin de conserver un espace de 2 cm, qui servira à appliquer l'enduit de corps en terre-paille sur l'extérieur (rôle de pare-pluie).
L'objectif est de se servir des montants de l'ossature sur l'extérieur pour le futur chevronnage de bardage.
Sur l'intérieur nous y appliquerons de la barbotine, un enduit de corps et ensuite un enduit de finition... mais nous n'en sommes pas là.

Pour le moment, l'impératif est de tout fermer en paille (ce qui devrait être le cas d'ici demain soir), de boucher les trous (ce que j'ai commencé à faire aujourd'hui, et qui devrait se poursuivre toute la semaine) et de faire les enduits extérieur d'ici novembre.

Voici quelques photos et vidéo faites la semaine dernière... Je vous referai un article en fin de semaine avec de nouvelles photos quand le beau temps sera de retour et surtout quand on aura débâché les murs. En attendant régalez vous !!








mardi 28 septembre 2010

1eres bottes de paille posées




Et oui...
Hier nous avons ramené la paille sur le terrain et aujourd'hui nous avons commencé à monter les murs.
Photo aussi des ouvertures qui ont été posées la semaine dernière (et là aussi Bravo les gars !)


dimanche 26 septembre 2010

Isolation du toit : copeaux de bois.




Après le beau travail de fixation des poutres "membrures" et de la rive, nous nous sommes attaqué à l'isolation du toit.
Comme expliqué préalablement, nous isolons le toit avec des copeaux de bois. Cette matière première achetée chez "France Copeaux" est en réalité destinée aux litières pour animaux. Les copeaux proviennent d'épicéa et ne sont pas traités. Nous avons commandé 17 palettes pour le toit et le plancher, ainsi que quelques cloisons. Chaque palette contient 30 balles de 18kg.

Il a fallut tout d'abord tendre un frein-vapeur à l'intérieur de la maison (sous les poutres). Les bandes sont agrafées sous les poutres et tenues entre-eux par du scotch "Thermofloc". Ensuite, nous avons latté le frein vapeur avec des chevrons placés de façon a recevoir plus tard le Fermacell au plafond.
Pour cette opération délicate, la météo n'a pas été vraiment clémente. Les rafales de vent nous
ont posé quelques problèmes...

Ensuite, après le ponçage et la peinture des plaques d'OSB rainures-languettes, Damien et Alain les ont fixées en périphérie du toit (sur les nez de débord de toit afin de contre-venter et tenir l'ensemble). Ces plaques de 2,60/0,60 ont une épaisseur de 18mm. Au Total il a fallut poser 2 plaques côte à côte sur chaque face de la maison.


Après cela, le travail fastidieux de décompactage et du remplissage de copeaux a commencé. Merci encore à Anne pour son grand coup de main.
Le décompactage s'est effectué à la main, sur le sol du préau, et les copeaux ont ensuite été montés par poulie sur le toit grâce à des poubelles noires.


Alain et Damien sont restés sur le toit car la particularité du remplissage par le dessus est la fermeture immédiate des travées une fois remplies. Les gars o nt posé pour cela un pare-pluie rigide en fibre de bois rainure-languette (plaques tenues par des chevrons et collées entre-elles par la rainure).



L'étanchéité à l'eau reste le soucis majeur en attendant la toiture définitive (qui devrait être posée d'ici une semaine). Les gars ont mastiqué au maximum les pourtours du toit, les jonctions entre l'OSB et le pare pluie... Néanmoins après quelques jours de forte pluie, nous constatons quelques infiltration d'eau dans les copeaux. Nous allons poser une bâche sur le toit en attendant l'intervention de beau-papa "Mister Couvreur"afin de limiter les dégâts. Les copeaux quand à eux devrait sécher doucement et ne pas trop perdre de leur pouvoir isolant... affaire à suivre.



Total de l'opération : 6,5 palettes pour le toit, soit 195 balles, soit 3510 kg de copeaux décompactés en toitures... environ 585 poubelles noires montées à la poulie. Bravo les gars et encore merci !!!

lundi 6 septembre 2010

La charpente de la maison

Et oui, une fois les 4 murs montés, les lisses hautes posées, les coupes des montants.. nous nous sommes attelés à la fabrication "maison" des poutres de la charpente (appelées membrures).
Quelques petites explications : nous avons fait un assemblage de bois brut de Douglas + de l'isolation en laine de bois, le tout sandwiché avec de l'OSB.
Je peux vous dire que çà n'a pas été une partie de plaisir... Entre la découpe du bois, celle de l'isolant, la taille des pointe de débord de toit ; je vous raconte pas les 15 jours d'ouvrage.
Nous avons cloué, vissé et collé les plaques d'OSB. Une vis et un clou tous les 10 cm: je vous raconte pas la tendinite à l'épaule avec tous ces coups de marteaux à la chaine.


Bref, nous y sommes arrivé (sans compter les petites erreurs de côtes et de taille de bois).
Les membrures font 40 cm de haut (10 cm de bois, puis 20 cm de laine de bois, et de nouveau 10 cm de bois). Les pointes de débords sont prises sur 1 mètre à l'intérieur des poutres (1,35m de débord pour la façade sud, 1m pour les autres côtés) et sont en bois massif assemblés.







Nous avons réalisé 60 poutres au total (17 par façade Sud et Nord d'environ 5m chacune, elles reposent et sont reliées sur le mur de refend + 2 fois 13 pour les façades Est et Ouest d'1,60m chacune ) .. plus 4 petites pointes de soutien pour les angles.



Le plus beau du travail, a été de les monter ensuite sur les pignons. Et là, je dis bravo aux gros bras de Damien et Alain. Moi j'ai aidé un peu pour les lever du sol et les faire reposer sur les tréteaux de maçon, mais le levage et les fixations ont été effectué par les gars.
Pour les fixations, nous avons opter pour des tire-fonds de 120-140 et 160 pris dans les lisses, hautes + des pointes de 140 en paumes.
Les poutres Sud et Nord sont vissées et clouées entre elles au niveau du mur de refend. Ces sur les dernières que les poutres Est et Ouest sont fixées.






Il a fallut ensuite fermer les poutres avec des plaques d'OSB. Ces caissons fermés recevront ensuite les copeaux de bois en vrac qui sert d'isolation toiture (déversée par le dessus).


Ensuite vient le travail d'équilibriste de Damien : fixer les rives. Ces pièces de bois de 10 cm de haut ont été fixé en bout des pointes de débord afin de rigidifier le tout et de le contre-venter. Une première rive a été mise en bout de pointe ; une seconde la recouvre avec un décalage de 22mm (afin de récupérer la hauteur du pare-pluie rigide à venir).
Damien a joué du baudrier, de la corde et d'un fabuleux sang-froid. Faut dire qu'il avait une confiance aveugle dans ses pointes de débords... Encore bravo et chapeau !!

Je vous laisse admirer le travail en vidéos...









lundi 23 août 2010

L'ossature de la maison



Et oui, en un peu près une semaine la maison a été montée...
Enfin, les 4 murs (et c'est déjà pas mal)

Tout comme le garage on a placé d'abord une lisse basse en périphérie de la maison, à même les poutres Kerto. Ensuite on a monté les murs au sol sur la deuxième lisse basse et on a levé tout çà.
Nous avons fait le choix de ne pas doubler la lisse basse au niveau des ouvertures. Nous pourrons ainsi jouer sur la hauteur au moment de la pose des huisseries.
Les poteaux de 200/40 ont été plus ou moins positionnés selon la taille des bottes de paille à venir (60-70-80 et 90cm).Il a fallut prévoir des découpes de biais afin de permettre à la double lisse haute de suivre la pente du toit (6°)
Nous avons ensuite monter le mur de refend (positionné presque à la moitié de la maison). Et là, même punition : découpe des poteaux de biais, assemblage au sol et levage à la main. Le mur monté permet de faire reposer la future charpente en son milieu : création de deux longueur de poutres, reposant sur le mur afin de minimiser le poids à soulever et de pouvoir travailler plus aisément.




Bravo aux garçons : Damien, Alain et Aymeric pour ce joli travail de force et de rapidité.

vidéo des singes grimpeurs de La Catée :



Le Solivage de la maison

Après les poutres Kerto, les pieux en Acacia ont reçu également le solivage de la maison.

Damien et moi même avons placé les 120 sabots, plantés près de 800 clous, placés plus de 300 vis, installés près de 60 poutres. Aymeric a, quand a lui, raboté les 2 bouts des Nail Web ...

Et oui parce que quand un fournisseur vous annonce une hauteur de poutre de 32cm : faut pas le croire. Nous avions placé les fichus sabots de façon à être à fleur des poutres et ben quelle bonne surprise à la mise en place. Les poutres faisaient en moyenne 5mm de plus en hauteur.
5 mm c'est pas beaucoup me direz-vous ... sauf quand il est impératif d'avoir tout de niveau pour poser la future lisse basse de l'ossature. Bref, certain on joué du rabot, d'autre de la scie et de la meuleuse.